Fort de six années de recherche, ce rapport de synthèse présente des moyens concrets pour rendre l'aide dans les zones arides fragiles plus flexible, mieux adaptée au contexte local et plus efficace.
Les zones arides comptent parmi les régions les plus fragiles au monde et les plus importantes, sur le plan stratégique, mais les systèmes d'aide continuent de se heurter à des difficultés pour obtenir des résultats durables dans ces contextes. Alors que les besoins humanitaires augmentent et que les financements diminuent, le rapport « L'aide à la croisée des chemins » soutient que le défi ne consiste pas simplement à faire plus avec moins, mais à repenser fondamentalement le rôle de l'aide dans les zones arides affectées par des crises.
S'appuyant sur six années de recherche menée par SPARC en Afrique orientale et occidentale et au Moyen-Orient, le rapport montre que les modèles d'aide conventionnels et technocratiques – conçus pour garantir la stabilité et la prévisibilité – sont mal adaptés aux environnements caractérisés par l'incertitude, les chocs climatiques et les conflits. Si l'aide d'urgence permet de sauver des vies, le recours excessif à des interventions à court terme a trop souvent échoué à s'attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité ou à soutenir les systèmes que les populations utilisent déjà pour faire face aux crises.
Principalement destiné aux responsables de la mise en œuvre, aux décideurs politiques et aux bailleurs de fonds, « L'aide à la croisée des chemins » présente des méthodes pratiques pour travailler différemment : renforcer les capacités locales pour faire face à l'incertitude, intégrer la flexibilité dans le financement et la mise en œuvre de l'aide, et accepter la complexité des contextes des zones arides plutôt que d'essayer de les simplifier à outrance. Il est accompagné d'un rapport complémentaire, « Les terres arides de demain : les voies vers la prospérité, la paix et la résilience ».
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