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Evaluation rapide de l’impact de la pandémie de COVID-19

Un nouveau rapport sur l’impact du Hajj restreint de 2020 sur les exportations somaliennes de bétail pour informer les stratégies du FCDO, les programmes humanitaires et la résilience en Somalie.

Éditeur SPARC

Vers la fin 2020, la Somalie a subi de multiples catastrophes y compris des inondations, l’impact de la pire invasion de sauterelles en 70 ans et la pandémie du Covid-19. Les effets économiques de la pandémie comprenaient la perte des opportunités d’exportation de bétail et une prévision de 20% de réduction des envois de fonds au niveau mondial  alors que les gens ont perdu leur emploi autour du monde. Prenant en compte l’impact cumulatif de ces différents problèmes, FEWS NET a prévu qu’en Somalie un million d’enfant de moins de cinq ans risquaient une  malnutrition aigüe jusqu’en décembre 2020.

En 2017, on estimait que la Somalie avait 50 millions de bêtes, y compris des moutons, des chèvres, des chameaux et des bovins. L’exportation d’animaux vivants de la Somalie vers le Moyen Orient était florissante depuis le boom du pétrole des années 60 – les importateurs principaux étant l’Arabie Saoudite, le Yémen, Oman et les Emirats Arabes Unis. Depuis les années 90, les exportations d’animaux vivants de la Somalie se sont développées pour devenir le plus grand marché d’exportation d’animaux « sur pied » au niveau mondial, avec des millions d’animaux se déplaçant annuellement à partir de petits marchés locaux éloignés vers les marchés terminaux et d’exportation, et ensuite vers le Moyen Orient. Le commerce somalien du bétail est largement non-régulé et son succès repose complètement sur des systèmes informels, y compris pour la finance.

En 2019, l’Arabie Saoudite a importé plus de 3 millions de moutons, de chèvres, de bovins et de chameaux pendant la seule saison du Hajj. Cependant, afin d’éviter la propagation du Covid-19, beaucoup de cérémonies et  rassemblements religieux ont été annulé ou réduits en taille l’année dernière. En juin 2020, l’Arabie Saoudite a limité le nombre de pèlerins pour le Hajj de 2020 des 2,5 millions prévus à seulement 10 000 résidents, et moins de 1 000 étrangers. Ceci veut dire qu’elle n’avait plus besoin d’importer presque 3 millions d’animaux vivants pour la nourriture des pèlerins et pour répondre aux besoins cérémoniels.

Cette étude (en Anglais) explore l’impact du Hajj restreint sur les exportations de bétail depuis et à travers la Somalie. Elle représente une évaluation rapide de la situation, avec aussi des entretiens et des groupes de discussion avec un nombre limité de participants. Cette évaluation offre une série de recommandations pour la programmation et les investissements de développement  à court, moyen et plus long terme.

 

A man stands next to his goats at Barkara animal market, Mogadishu, Somalia.
A man stands next to his goats at Barkara animal market, Mogadishu, Somalia.
Credit Photo by AU UN IST / Tobin Jones.

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