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Soutenir le Pastoralisme et l'Agriculture
durant les Crises Récurrentes et Prolongées
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L’innovation pour la sécurité alimentaire et la nature dans les zones arides vulnérables au climat

SPARC soutient les objectifs de la nouvelle campagne internationale qui vise à « transformer l’innovation agricole pour les populations, la nature et le climat »

Éditeur SPARC

La malnutrition affecte une personne sur trois dans le monde et il pourrait y avoir plus personnes souffrant de la faim (841 millions) d’ici 2030  qu’en 2005.

Il est clair qu’il y a encore beaucoup à faire pour atteindre l’Objectif de développement durable « Faim Zéro » et avec lui, l’Objectif d’éliminer la pauvreté extrême partout dans le monde.

C’est pourquoi la récente campagne du gouvernement du Royaume Uni et de CCAFS - transformer l’innovation agricole pour les populations, la nature et le climat ne pouvait pas être plus opportune. 

La campagne vise à injecter plus d’attention, de partenariats, d’innovation et finalement plus de financements pour produire des régimes alimentaires nutritifs, améliorer la santé publique et des moyens d’existence durables pour les petits exploitants agricoles, à la lumière de la dégradation de l’environnement naturel et du changement climatique. La campagne informera le sommet mondial sur les systèmes alimentaires en février et les discussions sur le climat mondial, COP26, en novembre.

SPARC, avec son accent sur le renforcement du soutien aux communautés des zones fragiles et arides d’Afrique de l’Est, des régions d’Afrique de l’Ouest et du Nord et du Proche-Orient, s’engagera dans la campagne et s’assurera que notre recherche contribue à faire avancer les objectifs de la campagne.

Transformer l’innovation agricole pour les populations, la nature et le climat

La campagne demande que « la moitié des investissements publics dans la recherche sur l’agriculture soit centrée sur les innovations qui apportent de nouvelles solutions dans l’ensemble de nos systèmes alimentaires et agricoles ».

Spécifiquement, elle exhorte les organisations partenaires et les champions du climat de s’engager à :

  • Augmenter les investissements dans l’innovation, la recherche et le développement qui soutiennent l’alimentation, le climat et la nature et répondent aux besoins des agriculteurs dans le contexte d’un climat changeant ;

  • Partager et présenter les nouveaux modèles de gestion et les exemples de partenariats public-privés qui génèrent des résultats positifs et résilients au climat et qui peuvent être dupliqués à grande échelle ;

  • Partager les connaissances et construire un consensus sur des approches fondées sur les données qui peuvent soutenir le changement.

Les risques s’accumulent pour les populations vivant dans les environnements arides

Au sein du programme de SPARC, nous pensons que nous pouvons jouer un rôle déterminant en soutenant à grande échelle les agriculteurs, les agro-pastoralistes et les pastoralistes marginalisés et souvent mal compris. Pour ce faire, le soutien à l’innovation représente une de nos stratégies clé.

Nous travaillons dans des zones où la faim et la pauvreté semblent insolubles. Dans les zones arides de l’Afrique de l’Est, de l’Ouest et du Nord, et du Proche-Orient, les communautés sont d’ores et déjà vulnérables du fait de la pauvreté et de la marginalisation. Elles font face à des risques multiples et en cascades, tels que la dégradation des sols, le changement climatique, la pression sur les ressources en eau et les conflits persistants. 

Le changement climatique à lui seul menace la productivité du bétail avec les effets sur la santé et le bien-être du bétail des jours de chaleur intense de plus en plus fréquents, et de la pluviométrie erratique ou changeante. Le changement climatique est aussi largement reconnu (depuis le dernier rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) comme affectant déjà le rendement des récoltes en Afrique sub-saharienne ; et il est projeté que le changement climatique va réduire les rendements des cultures de base de 22 % au total en Afrique sub-saharienne d’ici le milieu du siècle.

Considérons que le bétail génère 54% environ du produit intérieur brut de l’agriculture pour les pays de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Djibouti, Erythrée, Kenya, Ethiopie, Somalie, Sud Soudan, Soudan et Ouganda). Rien qu’au Kenya, le bétail contribue à hauteur de 42% au PIB agricole et de 10 à 15% au PIB total, et pas moins de 90% des 7 millions de personnes des les zones arides et semi-arides du pays sont  employées dans ce secteur. L’agriculture et le pastoralisme sont des moteurs économiques clé pour la croissance et la stabilité de beaucoup de zones de la région, et pourtant ceux-ci subissent des pressions continues de la part des facteurs de stress naturels et humains.

SPARC : soutenir l’innovation par – et avec les communautés des zones arides

Tout n’est pas négatif. Pendant des siècles, les femmes et les hommes des zones arides ont prospéré grâce à leur capacité d’adaptation et à la gestion efficace de leurs écosystèmes. Ils utilisent les nouvelles techniques agricoles, les technologies numériques et une myriade d’autres manières innovantes pour réinventer et modifier leurs moyens d’existence traditionnels.  

L’augmentation de la fréquence et de l’impact des crises représentent pour eux un défi. Cependant, il existe des manières de travailler avec les communautés pour qu’elles se sortent de ces crises et renforcent leur résilience envers les chocs récurrents et les crises prolongées. En effet, les agences de développement ont une obligation d’intensifier leur travail avec les communautés locales pour restaurer la richesse environnementale de la région et faire des zones arides un creuset pour l’innovation.

C’est alors que SPARC rentre en jeu. Nous menons de la recherche appliquée qui aidera les agences de développement à travailler avec les agriculteurs, les agro-pastoralistes et les pastoralistes afin d’améliorer leur productivité, et ainsi renforcer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle et leurs revenus.

SPARC évalue les innovations qui renforcent la résilience des pratiques de gestion agricole et de bétail dans le contexte du changement climatique et des conflits.

Spécifiquement, nous générons un savoir pratique sur comment reconstruire et augmenter la résilience des moyens d’existence dans les zones arides (c.-à-d. nouvelles innovations) – et nous regardons particulièrement comment la régénération des écosystèmes naturels peut jouer un rôle.

Nous investissons aussi dans la recherche qui évalue les innovations sociale et technologiques existantes. Nous aiderons à établir quelles innovations ont donné lieu à la preuve de concept, et comment elles peuvent être développées à grande échelle ou modifiées pour d’autres contextes de zones arides.

La campagne pour l’innovation agricole pour les populations, la nature et le climat est tout à fait alignée sur cette vision. Stimulée par des contributions telles que SPARC, la campagne pourrait aider à sécuriser des régimes alimentaires nutritifs et des revenus pour des millions de personnes dans ces environnements fragiles, dans les décennies à venir.

L’enjeu est trop important dans les zones arides d’Afrique de l’Est, de l’Ouest, et du Nord et du Proche-Orient pour les laisser hors de ces initiatives de campagne, et de l’élan qu’elles vont apporter jusqu’en 2030. Le programme SPARC est ravi de se mobiliser et de jouer son rôle.

 

Suivez-nous sur @SPARC_Ideas

 

 

Cattle cool down in a reservoir in Zorro village, Burkina Faso.
Cattle cool down in a reservoir in Zorro village, Burkina Faso.
Credit Photo by Ollivier Girard / CIFOR - CC BY-NC-ND 2.0

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